Christian Vuissa, Tout, mais pas l'oubli...



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- PETIT GARS !
- COMME JE LE PENSE...
- DES ILLUSIONS
- PEUX PAS RESTER...
- SERAS-TU LÀ ?...
- HEY MAMMA !
- ZORRO
- HELLO !
- LE FOU !
- JE PRENDS MON TEMPS
- PRENDS UN MOMENT POUR ME DIRE
- RIEN QUE TOI ET MOI
- LE TEMPS M’AVAIT DIT DE L’ATTENDRE...
- PAS L’OUBLI...


PETIT GARS !

Pour un nouvel arrivé… mon petit fils

On cause, on cause, on cause
Du temps et d’autres choses
Quand le silence se décompose...

   Je me lève chaque matin
   Avec pour seul dessein
   Donner visage à mon destin…

      Je cherche dans mon miroir
      Sous le fil du rasoir
      Une bonne raison dans ce regard

  Mais maintenant toi tu es là
  Le soleil rentre à nouveau chez moi
  Mais n’oublie pas, petit gars, qu’à ta lumière, j’y vois plus clair…

  Ton dé roule pour la première fois
  Au départ de ce jeu de l’oie
  Mais n’oublie pas, petit gars, que sous ton lierre, je suis la pierre…

On s’aime, on sème, on sème
Toujours les mêmes graines
Dans les sillons rouges de la haine…

   Dehors, ils parlent trop fort
   Leurs mots sont incolores
   Ça sent la croissance et la mort

      Pourquoi cette overdose
      Sous mes paupières mi-closes
      Envie de mettre ce film sur pause…

  Mais maintenant toi tu es là
  Le soleil rentre à nouveau chez moi
  Mais n’oublie pas, petit gars, qu’à ta lumière, j’y vois plus clair…

  Ton dé roule pour la première fois
  Au départ de ce jeu de l’oie
  Mais n’oublie pas, petit gars, que sous ton lierre, je suis la pierre…

© Christian Vuissa - Février 2012

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COMME JE LE PENSE...

Le soleil caresse mon épaule,
Timidement nos corps se frôlent,
Et le jour reprend le contrôle… Mais toi tu dors… tu dors encore…

Quand mon premier regard s’éveille,
Sur toi dans les bras du sommeil,
Il voit ce fruit dans sa corbeille… Sans y toucher… sans y goûter…

La nuit t’a laissé ses bagages,
Par quelques plis sur ton visage,
Dans quels rêves es-tu en voyages ? Te reverrais-je… pour le p’tit dèj ?

  Comme je le pense, t’es toujours sur la route,
  A la recherche d’un abri pour tes doutes…

  Comme je le pense, ton dos encore se voûte,
  Au pied du lit d’une terre au goutte à goutte.

  Comme je le pense, comme je le pense…

A chaque matin son rituel,
Par les persiennes, venu du ciel,
Filtre un rayon couleur de miel… Il te patine … il te dessine …

Comment fait cet astre du jour,
Pour créer fidèle tes contours,
A la lumière du contre-jour… Te dire bonjour… te faire l’amour… ?

  Comme je le pense, t’es toujours sur la route,
  A la recherche d’un abri pour tes doutes…

  Comme je le pense, ton dos encore se voûte,
  Au pied du lit d’une terre au goutte à goutte.

  Comme je le pense, Comme je le pense…
  Comme je le pense, Comme je le pense…

  J’ai de la chance…

© Christian Vuissa

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DES ILLUSIONS

J’ai jeté une pierre au milieu de l’étang vert,
Il était tranquille, il était immobile.

Même pas une libellule le dérangeait sans scrupule,
Quand de larges ronds brouillèrent l’illusion.

J’ai cassé le miroir où vous ne veniez me voir,
Brisé ce silence qu’était ma défense.
Brisé ce silence qu’était ma défense…

  J’ai fait le tour de la terre... à la recherche d’un père.
  Au milieu de l’étang vert, se noie une hache de guerre...
  …Une hache de guerre…

Et il y a de ces soirs aux couleurs d’encre noire,
Où je trempe ma plume, cherche dans la lune,

Les mots pour écrire, les silences pour vous dire,
Que tout tient à un fil, rien est immobile,

Et rien n’est impossible quand l’amour a pour cible,
Que le sud devienne nord, que la mer soit sans bord.
Que le sud devienne nord, que la mer soit sans bord.

  J’ai fait le tour de la terre... à la recherche d’un père.
  Au milieu de l’étang vert, se noie une hache de guerre...
  …Une hache de guerre…

J’aimerais vous revoir, être l’ami d’un soir,
Vider les tiroirs, recoller ma mémoire.

Et rappeler les chiens, ils ne sont plus bons à rien.
Couper les barbelés aux pointes émoussées.

Retirer les aiguilles d’une poupée en guenille.
Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…
Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…

  J’ai fait le tour de la terre... à la recherche d’un père.
  Au milieu de l’étang vert, se noie une hache de guerre...
  …Une hache de guerre…

Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…
Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…
Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…
Vos doux mots ou vaudou, j’ai choisi les mots doux…

© Christian Vuissa

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PEUX PAS RESTER...

Peux pas rester, Et encore moins partir
On est cloué, Au quai des souvenirs
Bagages plombés, Par le poids des soupirs
Ces trains manqués, Comment les retenir ?
   
Peux pas rester, Et encore moins partir
Cet oreiller, Ne veux plus en souffrir
Il a gardé, Les marques du plaisir
Et oublié, Nos larmes sans se haïr
   

Pourquoi continuer, A se mentir
On n’a qu’une seule bouée,
Pour deux histoires en délire, Ça pourrait prêter à rire
   
Peux pas rester, Et encore moins partir
Pour exister, Doit-on un peu mourir ?
L’encre à séché, Au bec de l’avenir
Perdues les clés, De l’armoire à sourires
   

Pourquoi continuer, A se mentir
On n’a qu’une seule bouée,
Pour deux histoires en délire, Ça pourrait prêter à rire
   
Peux pas rester, Et encore moins partir
S’abandonner, Nous aurait fait grandir
On s’est brûlé, Les ailes du désir
A trop s’aimer Sans jamais se le dire
   

Pourquoi continuer, A se mentir
On n’a qu’une seule bouée,
Pour deux histoires en délire, Ça pourrait prêter à rire
   

© Christian Vuissa - Mars 2012

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SERAS-TU LÀ ?...

Quand demain, ou après-demain, pas si lointain comme je le crains,
La faux aura couché les blés, annonçant la fin de l’été.
   
Quand tomberont, dans le silence, les feuilles du temps, loin de l’enfance,
Au seuil des couleurs de l’automne, et d’une vie que rien n’étonne…
   

Seras-tu là ?   Oui toujours là !   Là près de moi !...
Pour écouter le vent gémir, sous la porte des souvenirs…

Seras-tu là ? Seras-tu là ?
Pour regarder dans les étoiles, les étourneaux tisser leur voile…

Quand le vieux chêne aura plié, vaincu par le poids des années,
A part quelques jeunes égarées, l’amour viendra-t-il s’y poser ?
   
Quand l’essentiel est monotone, et qu’au bout, pas de nouvelle donne,
Ce temps où les heures sont minutes, et rien pour ralentir la chute…
   

Seras-tu là ?   Oui toujours là !   Là près de moi !...
Pour écouter le vent gémir, sous la porte des souvenirs…

Seras-tu là ? Seras-tu là ?
Pour regarder dans les étoiles, les étourneaux tisser leur voile…

Quand tous les mots, comme je le pense, laisseront la place au silence,
Comme le verbe « être » à l’abondance et la sagesse à l’arrogance.
   
Quand un matin, les yeux du chien ne chercheront plus dans les miens,
Et qu’il n’y aura plus d’histoire, dans les tiroirs de ma mémoire…
   

Seras-tu là ?   Oui toujours là !   Là près de moi !...
Pour écouter le vent gémir, sous la porte des souvenirs…
Seras-tu là ?

Seras-tu là ?
Pour regarder dans les étoiles, les étourneaux tisser leur voile…
Seras-tu là ?

Seras-tu là ?
Pour les parfums de la moisson, au crépuscule de la saison…
Seras-tu là ?

Seras-tu là ?
Pour me redire ces mots qu’enivrent, au moment de fermer le livre…
Seras-tu là ? … Oui toujours là !   Là près de moi…   Oui dis le moi…

© Christian Vuissa - Octobre 2008

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HEY MAMMA !

Fais-moi une place dans ta valise, rien qu’une place entre deux chemises.
Quelque chose dans le vent me grise, quelque chose que le vent attise.

Faut que j’m’en aille, que j’exorcise tout ce qui dort dans ma remise.
Si je reste mon cœur s’enlise, car sans Lise mes forces s’épuisent.

   Hey mama ! Ne m’en veux pas...
   J’sais pas pourquoi j’te raconte tout ça !
   C’est ma guitare qui m’emmène par-là.

   Hey mama ! Ne m’en veux pas.
   Tu sais très bien, y’a des soirs comme ça...
   Où l’on remarche sur les traces de nos pas.

   La vie joue... avec l’amour... qui coule sur nos joues.

Que dire de ces mots qui nous grisent, de leurs bouches tendres friandises.
De ces câlins qui cautérisent sur des coussins qui agonisent.

Sans oublier ces jours de crise que la peur d’être seul aiguise,
Tous ces silences qui dévalisent et le doute que nos rires déguisent.

   Hey mama ! Ne m’en veux pas...
   J’sais pas pourquoi j’te raconte tout ça !
   C’est ma guitare qui m’emmène par-là.

   Hey mama ! Ne m’en veux pas.
   Tu sais très bien, y’a des soirs comme ça...
   Où l’on remarche sur les traces de nos pas.

   La vie joue.. avec l’amour... qui coule sur nos joues.

© Christian Vuissa

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ZORRO

Haut comme 3 pommes, quand j’étais Zorro,
Je rêvais d’avoir son grand chapeau,
Et de changer le vieil escabeau, en Tornado.

Alors j’ai décroché les rideaux,
Pour en faire l’étoffe de mon héros,
Quant à la tringle, elle devint lasso, Desperado.

   J’étais très beau, Le vent dans l’ dos, A ch’val sur le piano…
   Pas bien costaud, Mais très Fino, Le p’tit Zorro.

Grand-mère fit les yeux comme des hublots,
Quand elle me vit prendre les ciseaux,
Pour tailler un masque de Zorro, dans son tricot.

Mêm’ s’il prend sa queue pour un plumeau,
J’ai baptisé le chien Bernardo,
Fidèle associé dans son poncho, Compagnero.

   J’étais très beau, Le vent dans l’ dos, A ch’val sur le piano…
   Pas bien costaud, Mais très Fino, Le p’tit Zorro.

Pas le temps de goûter au gâteau,
A plus tard mon bol de cacao,
J’ dois régler son compte à Bandido, le gros Jojo.

La fille du concierge est au cachot,
Elle fricotait avec le Frédo,
En lui roulant d’énormes palots, dans le préau.

   J’étais très beau, Le vent dans l’ dos, A ch’val sur le piano…
   Pas bien costaud, Mais très Fino, Le p’tit Zorro.

Cet aprèm j’irai sauver Margot,
Des griffes de son livre de géo,
Elle a la peau douce d’un abricot, Eldorado.

Après je ferai l’ tour des bistros,
Délivrer pépé de l’apéro,
Il posera sa main sur mon dos, El Camino.

   J’étais très beau, Le vent dans l’ dos, A ch’val sur le piano…
   Pas bien costaud, Mais très Fino, Le p’tit Zorro.

J’apprenais que pour deux trois pesos,
Le chérif entrouvrait les barreaux,
Libérant les crabes du cageot, tous Amigos.

Alors j’ te rends santiags et lasso,
Éperons, Fouet et Grand Chapeau,
Car dans ton job y’en a vraiment trop, d’ méchants pas beaux.

   J’étais très beau, Le vent dans l’ dos, A ch’val sur le piano…
   Pas bien costaud, Mais très Fino, Le p’tit Zorro.

© Christian Vuissa - Mai 2011

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HELLO !

Le temps est venu pour moi,
D’entendre ce qui n’ se voit pas.
De me blottir dans tes bras,
Même s’ils n’existent pas.

    On ne s’est pas rencontré,
    L’un pour l’autre des étrangers,
    Chacun sur son palier, bloqué, fermé...

Comment traduire cette absence,
Dans l’ombre d’une enfance.
Deviner ton existence,
Ma secrète récompense.

    A t’imaginer si haut,
    J’en oubliais ce lourd manteau,
    Muselant les ailes dans mon dos, penaud, k.o.

      Je n’aimerais de toi qu’un mot... Hello !
      Rien qu’un mot pour mon repos... Hello !
      Comme un baume sur mes maux... Hello !

T’es là maintenant immobile,
Sur une chaise ta vie défile.
Dans la male de ton exil,
Où sont nos souvenirs fragiles ?

    Lentement le temps perfide,
    A creusé de profondes rides,
    Dans les terres d’amour aride, stupide, lucide...

      Je n’aimerais de toi qu’un mot... Hello !
      Rien qu’un mot pour mon repos... Hello !
      Comme un baume sur mes maux... Hello !

      J’attendais de toi qu’un mot... Hello !
      Rien qu’un mot pour mon repos... Hello !
      Que du silence en écho... Hello !

© Christian Vuissa - Février 2013

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LE FOU !

   Tu m’as laissé sur les genoux,
   Du lin tressé autour du cou.
   J’avais brûlé tous mes atouts,
   Dans un jeu où j’étais le fou, le fou…

   Je sais, je t’ai poussé à bout,
   Un peu plus loin c’était le trou,
   D’un abîme profond entre nous.
   D’où l’on ne peut sortir que fou…

Hé voilà ! Hé voilà…    Toute mon histoire est dans tes bras,
      Ton As de cœur a pris mon Roi.
Hé voilà ! Hé voilà…    Que vas-tu faire, je ne l’ sais pas,
      Mais sache que je n’ suis rien sans toi.

   Maint’nant tu pars vers je n’ sais où,
   Ton jardin vide de tous cailloux.
   Comment puis-je rattraper le coup ?
   À part me coucher sous ta roue, le fou…

Hé voilà ! Hé voilà…

   J’aim’rais nettoyer toute cette boue,
   Et voir plus clair au fond de nous.
   Les photos deviennent un peu floues,
   Quand le temps s’installe ventre mou…

Hé voilà ! Hé voilà…

© Christian Vuissa - Visan, 21 mai 2009

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JE PRENDS MON TEMPS

A la fenêtre je colle mon nez,
Et vois le ciel pleurer.
L’été, dos rond et col fermé,
Hèle un taxi pressé.
Quelques badauds capuchonnés,
Cherchent un porche abrité.
Je prends mon temps, et la valse des feuilles va commencer,
L’automne vient d’arriver...

      Tou, tou, tou, tou, tou, touuuu, tou, tou, tou, touuuu…

Les étourneaux tournent dans le ciel,
Comme un signe, un appel.
Le vent sorti de son sommeil,
Joue avec une poubelle.
Les nuages s’affrontent en duel,
Ils tissent de fines dentelles.
Je prends mon temps, les feuilles commencent à tourbillonner,
L’automne s’est invité

      Tou, tou, tou, tou, tou, touuuu, tou, tou, tou, touuuu…

Crachote sur mon bon vieux Teppaz,
Un vinyle un peu naze.
Et vient le temps des courtes phrases,
Le silence en extase.
Celui des fleurs séchées en vases,
Sur quelques notes de jazz.
Je prends mon temps, en foulant les feuilles du temps passé,
L’automne s’est dénudé...

      Tou, tou, tou, tou, tou, touuuu, tou, tou, tou, touuuu…

Ca sent déjà bon la cannelle,
Parfum de thé au miel.
Le vin chaud coule dans les ruelles,
Et chante un carrousel.
Les ombres se cachent des chandelles,
Ambiance à la Bruegel.
Je prends mon temps, et les feuilles chuchotent sous mes pieds,
Qu’ l’automne s’est installé...

© Christian Vuissa - Décembre 2012

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PRENDS UN MOMENT POUR ME DIRE

Prends un moment pour me dire, quelques minutes pour m’écrire…
Mon téléphone reste aphone, et cette sonnette qui déconne.
On ne parlera que de toi, je te d’manderai pas pourquoi…
Pourquoi depuis qu’t’es plus là, j’me suicide au chocolat.

   Prends un moment pour me dire, quelques minutes pour m’écrire…

Ton silence devient pesant, faut qu’je sorte plus souvent.
Je vais voir des films débiles, où l’amour est bien docile,
Depuis qu’t’es partie, le chat, n’veut plus rien savoir de moi,
Quand il pense que c’est toi, son dos se fait rond pour tes doigts.

   J’oublie les plantes vertes, si tu voyais leur tête,
   Elles n’aiment plus Ravel et se pètent à l’eau d’javel

Prends un moment pour me dire, quelques minutes pour m’écrire…
J’ai ach’té un répondeur, mais l’vent y souffle à toute heure.
" Un coup d’fil c’est si facile ", mais ton portable n’a plus d’ piles.
L’écran reste toujours vide, et ma souris prend du bide.

   Prends un moment pour me dire, quelques minutes pour m’écrire…

Quand ma boîte se goinfre de pub, je remonte me piquer l’tube.
Sur un bon vieux " Moody Blues ", j’caresse le satin d’ta blouse.
J’arrache du sommeil l’album et ses photos à la gomme,
J’ouvre tous tes tiroirs, j’veux qu’t’on parfum dans ma mémoire.

   Tiens ! V’là le minou qui ronronne sur mes g’noux,
   Est-ce prémonitoire ? Aurais-je de tes news ce soir ?

Prends un moment pour me dire, quelques minutes pour m’écrire…
…quelques minutes… pour m’écrire… pour m’écrire…

Ma tête est tombée… dans les bras d’Morphée,
Mais demain matin… comme tous les matins,
J’attendrai l’facteur… toujours à la même heure,
…Toujours à la même heure, toujours à la même heure…

   Qui m’apport’ra ton cœur… sous un timbre de couleurs…

© Christian Vuissa

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RIEN QUE TOI ET MOI

Ne penses-tu pas qu’on a fait le bon choix
En décidant de vivre là ?
De toute façon, c’est pas vraiment l’endroit
Car l’important c’est toi et moi…
   Rien que toi et moi…

Nous fermerons la porte au vent du nord
A ses morsures dans notre corps
Rien que le feu vêtu de toison d’or
Et le vieux chien pour tout décor…
   Rien que toi et moi…

      Viendra l’hiver, je me blottirai
      Dans la chaleur de ton duvet…
      On attendra que renaisse le printemps
      Et s’ouvre le cœur de ses amants…

S’émousseront les angles de ma pierre
Avec l’usure de quelques guerres
Je lècherais mes plaies sur ta litière
Dans la douceur de ta tanière…
   Rien que toi et moi…

Et si la vie nous montre parfois les dents
On saura bien partir à temps
Me donneras-tu un jour ce bel enfant ?
Pour le remplir d’amour dedans…
   Pour le remplir d’amour dedans…

      Viendra l’hiver, je me blottirai
      Dans la chaleur de ton duvet…
      On attendra que renaisse le printemps
      Et s’ouvre le cœur de ses amants…

Ne penses-tu pas qu’on a fait le bon choix
En décidant de vivre là ?..

© Christian Vuissa - Février 2012

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LE TEMPS M’AVAIT DIT DE L’ATTENDRE...

Le temps m’avait dit de l’attendre,
Ses deux aiguilles pour se défendre
Le temps sait bien se faire comprendre… Se faire cassandre…

Il a toujours le dernier mot,
Qui n’ voudrait pas lui faire la peau ?
Quand il la joue « chêne ou roseau »… Ce p’tit salaud…

Pour lui, c’est son boulot d’attendre,
Assis sur des stocks pas à vendre,
Quand il décide de tout reprendre… D’en faire des cendres…

Le temps m’en a prêté un lot,
Pour que je fasse des ronds dans l’eau,
Et voir passer quelques badauds… Là sur son dos…

Je n’ manque de rien,
Mais mon sablier cherche à faire le plein…   Ce s’rait bien…
                                                               Pas trop loin…

Moi j’avais envie de tout prendre,
Je ne voulais plus rien entendre,
Cherchant un clou pour la suspendre… Cette scolopendre…

Ca manquait d’ chevaux sous l’ capot,
Alors j’ai enclenché l’ turbo,
Mangé la vie sans les noyaux… Craché la peau…

Je n’ manque de rien,
Mais mon sablier cherche à faire le plein…   Ce s’rait bien…
                                                               Pas trop loin…

Le temps m’avait dit de l’attendre,
Avec lui on n’ peut pas s’entendre,
J’ai dit aux rêves de redescendre … Pour mieux comprendre…

Pas vu passé sur son vélo,
Il a gagné le vieux chameau,
Et m’a laissé comme un tourteau … Là sur le dos …

Je n’ manque de rien,
Mais mon sablier cherche à faire le plein…   Ce s’rait bien…
                                                               Pas trop loin…

© Christian Vuissa

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PAS L’OUBLI...

Encore une vague qui vient sur le rivage…
Dans son écume s’en vont de belles images.
Dans chacune des bulles il y a un voyage,
Où se dessinent les traits de ton visage.
Et des enfants jouent tout nus sur la plage,
Ils font des trous pour mettre l’eau en cage.

   Et moi je rêve, je rêve, je rêve à l’infini,
   De retenir tous ces moments qui ne sont pas finis…

Pas l’oubli…
Ho non, pas l’oubli…
Pas l’oubli…
Tout mais pas l’oubli…

Encore une vague qui vient sur le rivage…
Étirer les crochets de son voilage,
Sur les traces de deux oiseaux de passage,
Partis s’aimer vers d’autres paysages.
Et se tirent les filets dans les sillages,v Où se trouvent une bouteille et un message.

   Et moi je rêve, je rêve, je rêve à l’infini,
   De retenir tous ces moments qui ne sont pas finis…

Pas l’oubli…
Ho non, pas l’oubli…
Pas l’oubli…
Tout mais pas l’oubli…

© Christian Vuissa

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